Laisser s’exprimer son corps, l’écouter et vivre en conscience.

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Rencontre avec Annick de Souzenelle, interviewée sur le coronavirus.

dimanche 19 avril 2020, par Dominique Prevete

Dans les années 90, je découvre Annick de Souzenelle avec son livre « Le symbolisme du corps humain ». A l’époque, je m’intéresse à l’homéopathie, à la phytothérapie, aux fleurs de bach et je cherche à mieux connaitre l’humain.
Je vais commencer son livre et le fermer après avoir lu quelques pages : c’est du véritable chinois pour moi. Quelques temps plus tard, je le reprendrai, je lirai un tiers du livre et je le délaisserai à nouveau : il me demande des efforts de compréhension et mon énergie n’est pas disponible à ce moment-là.
Ce n’est qu’au début des années 2000, que je reprends ce livre, à l’occasion de ma formation d’Art Thérapeute. Il s’avère que ce livre fait partie des ouvrages conseillés pour la formation. Je reprends donc le début du livre et là, tout devient magique et translucide. Mon esprit s’est suffisamment éveillé pour que je puisse apprécier pleinement cet ouvrage.
Si je vous raconte cela aujourd’hui, c’est pour vous indiquer que chaque chose arrive à point nommé. Quand l’élève est prêt, le maître se présente.

Annick de Souzenelle, née le 4 novembre 1922, est un écrivain d’ouvrages de spiritualité.
Après des études de mathématiques, Annick de Souzenelle a été infirmière anesthésiste, puis psychothérapeute. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages de spiritualité. Sa recherche s’inspire de la spiritualité cabaliste.

Ce soir, 18.04.2020, j’écoute Annick de Souzenelle, interviewée sur le coronavirus, et j’ai envie de vous partager ce qu’elle nous dit car je suis complètement en accord avec elle et je vais essayer d’éclairer ses mots, pour ceux qui en auraient besoin. Je vous remercie par avance pour votre bienveillance.

Les vidéos et textes concernant Annick de Souzenelle se trouvent sur le site Arigah .com et YouTube.

Annick de S. nous dit que ce que nous vivons actuellement, est une naissance, une mutation de l’humanité, une transmutation pour accueillir une nouvelle conscience, le divin en nous.

Annick de S. exprime que chaque cellule de notre corps, possède en elle, l’information du devenir d’un grand corps, bien que chaque cellule soit unique.

Ainsi chaque cellule de notre corps est comme programmée pour construire un système plus vaste, pour participer à l’élaboration de quelque chose qui nous contient tous et qui nous dépasse bien souvent.
Le libre arbitre n’existe pas, dit-elle, seule la liberté existe !
Et la liberté, ce n’est pas de faire ce que l’on veut. La liberté c’est entrer dans la dynamique de cette croissance
(la croissance de ce grand corps dont nous faisons tous partie).
Participer à cette croissance donne une liberté extraordinaire, car on est dans « le souffle »  : je traduirais par : à notre niveau de conscience actuel, pour la plupart, on est dans le mouvement même de la vie qui évolue vers une conscience UNE, vers la notion de l’Un. A un autre niveau de conscience, nous participons au mouvement de la création, l’inspire et l’expire sont les composantes d’un mouvement de vie, commun, et nous commençons à en être conscients.

Faire ce que l’on veut est une illusion totale, ce n’est pas la liberté.
La liberté ne peut s’exprimer que par cette dynamique d’accomplissement. Dans notre confinement, nous sommes comme obligés de rester avec nous-mêmes.
C’est dans cette intériorité que nous allons trouver notre liberté. Tout ce qui se passe est là pour nous faire entendre que nous avons à faire un chemin vers nous, vers l’intérieur.

C’est un moment privilégié qui nous permet de « retourner la situation ", c’est à dire de ne plus être tourné vers l’extérieur, à mettre la faute sur l’autre, sur les évènements, mais de ramener à nous, tout ce qui se passe.
Revenir à soi, signifie « retourner », c’est-à-dire que : ce que je vois, ce que j’entends, ce qui se passe, me dit quelque chose de moi, m’indique quelque chose que je suis ; c’est ce qu’on appelle « l’effet miroir ».
Ce retournement, lorsqu’il est fait en conscience, permet de sortir de notre dualité pour se diriger vers la notion d’unité. Tout ce qui est extérieur à moi et auquel je ne crois pas ressembler, n’est qu’un miroir de moi. Reste à trouver quel reflet de moi, cherche à me renvoyer ce miroir ? et c’est là qu’intervient notre travail. Ce temps de confinement est là pour favoriser ce travail nécessaire à une évolution.
Aller à l’intérieur de soi peut sembler une expérience effrayante pour certains, car nous pouvons nous demander ce que l’on va trouver à l’intérieur de soi ? nous sommes tellement habitués à regarder à l’extérieur !

C’est justement le drame de l’humain !

« Si je découvre en moi, le lion de l’orgueil, il va falloir que je travaille avec ce lion. Le travail consiste à le prendre en main, à le transformer, à ne plus le laisser jouer à ma place ». Le lion de l’orgueil, la vipère de la médisance et tout ce monde animal sont sur les chapiteaux de nos cathédrales mais il faudrait les voir à l’intérieur de nous ! les transformer, et alors « l’énergie devient de l’information et nous faisons grandir la semence ». La fameuse semence qui évolue vers la croissance d’un corps unique dont nous faisons partie.

Alors comment travailler les monstres en nous ?
En ayant conscience qu’ils sont présents et en ne leur laissant plus la parole.
Annick de S. fait appel à un exemple pour nous aider : Si demain, une proposition mirobolante vous est faite et que vous répondez « oui », prenez soin de vous demander qui dit « oui » : est-ce vous ou un petit monstre intérieur ?
La plupart du temps, le petit monstre joue le jeu de la vie à notre place : cela s’appelle l’inconscient. Dans l’exemple, la proposition, par rapport à votre éthique, n’est peut-être pas juste et vous risquez de passer à côté de ce pourquoi vous vivez, en répondant trop vite "oui" à la sollicitation. Vous risquez de passer à côté de ce que votre être intérieur désire plus que tout, Car cet être intérieur, a le désir de participer à la croissance engrammée depuis toujours en vous.

Comment faire pour déceler qui parle à l’intérieur de nous ? notre moi conscient ou un petit monstre ?
Il me semble qu’être de plus en plus conscient de ce que nous sommes, éclairer notre discernement, sont les meilleurs moyens. Et tous les outils pour être plus conscient de ce que nous vivons, vont nous y aider (méditation, thérapies psycho corporelles et artistiques, développement personnel, Qi Gong, Yoga et toute pratique où l’on amène la conscience dans le corps…etc).
Annick de Souzenelle nous dit quelque chose d’intéressant : « être dans la dynamique de la réflexion suivante : est-ce mon moi conscient qui parle ou une petite bestiole à l’intérieur de moi ? ». Il s’agit donc au départ, de prendre conscience qu’il y a, à l’intérieur de nous : des petits monstres (une part de nous souvent inconsciente) et une part lumineuse. Cette part lumineuse étant souvent voilée au départ par notre ombre, l’ombre constituée par tout ce que l’on refuse de voir en nous.
Et qui refusons nous de voir ?
Les petits monstres que nous portons, les parts de nous que nous ressentons comme désagréables, dérangeantes.

« Si nous commençons à être très vigilants par rapport à cela, alors la vie change. »

Le souci vient souvent du jugement que l’on porte vis-à-vis de soi.
« Il n’y a pas de bien et de mal, l’arbre de la connaissance n’est pas celui du bien et du mal, l’arbre de la connaissance est celui de ce qui est accompli à l’intérieur de nous, de ce qui est devenu de l’information, de ce qui a grandi à l’intérieur de nous et de ce qui reste en potentiel ».
Sachant que, dans ce qui reste en potentiel, il y a un travail à faire, une expérience à vivre et/ou à conscientiser.
« Dans ce qui reste en potentiel, si l’inconscient joue à la place de notre Moi conscient, le mal arrive. Mais en soit, il n’y a pas de mal, c’est nous qui le créons complètement ».
Nous mettons dans notre vie des notions de bien et de mal, alors qu’en fait, il n’y a qu’une expérience à vivre, l’expérience qui permet de construire ce grand corps en devenir. Car c’est grâce à l’expérience, et plus exactement à la conscientisation de l’expérience, qu’une conscience nouvelle se crée et vient nourrir, construire le grand corps en devenir.

D’autres articles pourront éclairer vos questionnements, je vous invite à parcourir ce site.
Au plaisir de vous retrouver à travers une lecture.